Blog d'un enthousiaste du logiciel libre, utilisateur de GNU/Linux et auto-hébergeant ses services Internet.
Ékopédia, le wiki libre sur les bonnes pratiques de respect de l'environnement

J'avais, il y a pas mal de temps ajouté à mes favoris le site Ékopédia, découvert par hasard au fil d'une recherche, en me disant qu'il faudrait que je prenne le temps de le découvrir plus en détail… Et ce jour est arrivé, pas plus tard qu'aujourd'hui.

Comme le nom du site le suggère légèrement, il s'agit d'un wiki traitant des bonnes pratiques que nous devrions adopter pour le respect de l'environnement. Le tout est disposé en plusieurs catégories principales, accessibles dans la partie en haut à droite de la page d'accueil. Au premier abord, ce wiki ne semble pas vraiment différent d'une quelconque autre source sur les bonnes pratiques liées au respect de l'environnement. Oui mais voila : il s'agit d'un wiki, le contenu est donc produit par différents contributeurs volontaires. Il est même explicitement souhaité que n'importe-qui puisse contribuer, un peu comme c'est le cas sur Wikipedia. Mais la « ressemblance » ne s'arrête pas là : alors qu'Ékopédia pourrait-être placé sous une licence assez restrictive (un bon vieux « © Tous droits réservés » par exemple), les créateurs du site ont choisi la licence libre Creative Commons BY-SA, qui garantit que le contenu sera librement utilisable, modifiable et re-distribuable avec une condition de partage sous licence identique : il s'agit du Copyleft.

terre_75.pngOn trouve donc un WIki entièrement collaboratif et sous licence libre, à l'image de Wikipedia ! Je ne peux que féliciter l'initiative. Pourtant, l'engagement d'Ékopédia ne s'arrête pas là : en naviguant sur la page dédiée à l'utilisation de l'Informatique, j'ai trouvé un lien vers la page Logiciels Libres du wiki. J'ai été plutôt surpris et me suis empressé de lire l'article. Tout est parfaitement expliqué : l'historique avec le projet GNU, la définition du logiciel libre de Stallman et, c'est avant tout le thème du WIki, ce que le logiciel libre peut apporter dans la lutte pour la défense de l'environnement. Je n'ai trouvé aucun élément à redire, tout est propre, clair et précis.

Je suis heureux de voir que de telles initiatives existent, mêlant avec brio les enjeux du numérique, au travers de la licence, du modèle de collaboratif de création du contenu et de l'engagement pour les Logiciels Libres ainsi que les enjeux environnementaux, qui restent quand-même le sujet principal d'Ékopédia. J'ai vraiment envie de dire bravo, car les personnes ayant mis ce projet en place ont bon sur toute la ligne !

Auto-hébergement : installation d'un serveur basse consommation : SheevaPlug

Cela fait un an que je m'auto-héberge. Pourtant, il y a quelques semaines encore, mes services Internet n'étaient pas accessibles en continu, la raison étant que j'utilisais mon ordinateur « de tous les jours » pour héberger ces services.

Forcément, comme celui-ci consomme beaucoup d'énergie et fait beaucoup de bruit, il était exclu de le laisser allumé en permanence.

Avoir son serveur auto-hébergé plus souvent éteint qu'en ligne pose plusieurs problèmes :

  • Le contenu mis à disposition n'est pas souvent en ligne, ce qui gêne (forcément) les visiteurs.
  • Des mails peuvent-être perdus si aucun serveur secondaire n'est mis en place.
  • Le site hébergé est peu recommandable (par exemple, pour l'inscription sur un Planet : il est évident que recommander un site souvent éteint en l'incluant sur le Planet n'est pas génial).

Bref, ce ne fut pas une partie de plaisir. Heureusement pour moi, un « bon samaritain » auto-hébergé m'a proposé d'utiliser son serveur comme serveur mail secondaire.

Il y a peu de temps, je me suis rendu compte que cette situation ne pouvait plus durer, parce-que le fait de ne pas avoir un serveur allumé en permanence pose beaucoup trop de problèmes à mes visiteurs, à l'heure où je souhaite que mes réalisations, telles que Neoinput, mes vidéos de démonstration du Neo FreeRunner ou encore mon dépôt Fedora se diffusent.

Du coup, comment améliorer cette situation ? Deux solutions se profilent :

  • Arrêter de m'auto-héberger et utiliser, par exemple, les services d'hébergement gratuits de mon FAI.
  • Acheter une machine connectée en permanence à l'Internet pour diffuser le contenu que je souhaite mettre à disposition et pour héberger mes services Internet.

Bon, évidemment, je n'ai pas vraiment envisagé la première solution, je reste convaincu de la nécessité de s'auto-héberger.

Il ne reste plus qu'à trouver une machine assez peu couteuse à l'achat et ne consommant que peu d'électricité. Heureusement pour moi, la page http://wiki.auto-hebergement.fr/dok... est bien fournie et m'a aidé à trouver la machine qui me convenait.

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Auto-hébergement : présentation

Cet article est une présentation de l'auto-hébergement, des raisons de s'auto-héberger et de la mise en œuvre de l'auto-hébergement (avec les inconvénients et les solutions que l'on peut apporter).

L'auto-hébergement, c'est quoi ?

L'auto-hébergement correspond au fait d'héberger soi-même les service que l'on utilise sur Internet. Ainsi, en s'auto-hébergeant, on dispose de son propre serveur de mails, de messagerie instantanée ou encore de son propre serveur web.

FDN Le concept est soutenu en France par plusieurs acteurs, parmi lesquels Benjamin Bayart (qui est sans doute un des plus fervents défenseurs du concept, notamment avec sa conférence Internet libre, ou Minitel 2.0 ?), président du FAI associatif French Data Network (FDN), mais également par des associations telles que le Réseau d’Hébergeurs Indépendants et ENgagés (RHIEN).

Pourquoi s'auto-héberger ?

La centralisation du réseau

Benjamin Bayart
Benjamin Bayart

Au travers de ses conférences, Benjamin Bayart, excellent orateur, nous fait prendre conscience de ce qu'est vraiment Internet : un réseau acentré (qui n'a pas de centre) dénué d'autorité centrale où, à l'inverse des réseaux centrés usuels (comme le Minitel en France), chaque ordinateur connecté au réseau l'est à égalité avec chaque autre ordinateur connecté à ce même réseau : fondamentalement, toutes les machines du réseau constituent l'intelligence, alors que sur l'exemple du Minitel, seul un (gros) ordinateur central détient l'intelligence (ou le contenu) et tous les autres ordinateurs se connectent à ce gros ordinateur. On dit alors que sur le Minitel, l'intelligence est placée au centre du réseau alors que sur Internet, elle est en périphérie du réseau.

En ce sens, sur Internet, tout le monde peut à la fois accéder à du contenu, mais également en proposer au reste du réseau, au même titre qu'un hébergeur national tel qu'OVH, depuis son accès à Internet.

Pourtant, la plupart des utilisateurs de l'Internet n'hébergent aucun contenu sur leur accès Internet, ni aucun des services qu'ils utilisent quotidiennement : ils délèguent ce contenu et ces services à ce que l'on appelle communément des hébergeurs ou prestataires de services. Cela se traduit ainsi par le fait de mettre son site web chez un hébergeur tel qu'OVH ou Gandi, d'utiliser le service de mail de son FAI, de partager ses vidéos sur Youtube ou encore d'utiliser un service de messagerie instantanée du type MSN.

En faisant cela, l'utilisateur se réduit au simple rang de consommateur passif : il n'utilise son accès à Internet que pour avoir accès à des services et du contenu. De cette manière, il contribue à centraliser le réseau. En effet sur Internet, il n'existe pas d'accès au réseau qui soit plus réservé aux « serveurs Internet » qu'aux « clients Internet » : tous sont censés être à égalité. Hors, quand on utilise le service mail de Google, on devient client, consommateur, alors que Google gagne une position dominante sur la votre. Alors que le modèle, révolutionnaire, de l'Internet permet à tous d'être à égalité sur le réseau, nous sommes en train, par ces pratiques, d'artificiellement créer des centres du réseau.

Centraliser le réseau, c'est faire l'inverse de ce qu'est Internet et donc, d'une certaine manière, contribuer à l'éteindre.

S'auto-héberger contribue à préserver l'égalité entre les acteurs du réseau et donc à en préserver le caractère acentré.

La sécurité, ou le respect de la vie privée

Un des autres problèmes d'envergure inhérents à l'utilisation de ces services centralisants le réseau est celui de la sécurité ou de la vie privée. En effet, lorsque l'on utilise un service mail quelconque (du type service mail de FAI), le contenu des messages est stocké sur le serveur du prestataire et est donc accessible au propriétaire de ce serveur. À moins d'utiliser des moyens techniques encore peu répandus (chiffrage…), cette personne peut lire le contenu de vos mails (et peut en faire ce que bon lui semble, même si cette pratique reste illégale).

S'auto-héberger offre donc un meilleur niveau de sécurité : vos mails ou quoi que ce soit que vous souhaitez garder privé sur Internet reste sur votre serveur, qui est sous votre contrôle direct.

La pérennité et le contrôle des données

La question de la pérennité et du contrôle des données que l'on confie à des prestataires de services en ligne est également un des enjeux : lorsque vous mettez vos mails, photos ou autres documents sur un serveur qui ne vous appartient pas, vous perdez le contrôle de vos données : le propriétaire du serveur auquel vous confiez vos données peut à tout moment les effacer ou décider de ne plus vous y donner accès.

Lorsque vous vous auto-hébergez, vos données restent chez vous. Vous y gagnez donc également en pérennité, puisque tout reste sous votre contrôle.

Les logiciels comme services

Les logiciels comme services, qui s'apparentent au « Cloud Computing » — « Informatique dans les Nuages », désignent les logiciels en ligne qui vous permettent de faire ce que vous feriez avec votre ordinateur, lorsque vous utiliseriez un logiciel exécuté sur votre propre ordinateur.

Typiquement, l'utilisateur entre ses données sur ces « logiciels en ligne », puis elles sont traitées par un logiciel exécuté par le serveur et vous sont renvoyées, généralement pour être enregistrées sur ce même serveur.

Un exemple de logiciel comme service est le service Google Docs.

Le problème, ici est double : d'une part, vous enregistrez vos données sur un serveur que vous ne contrôlez pas et que vous n'hébergez pas et d'un autre part, vous faites votre informatique en utilisant des logiciels qui ne sont pas exécutés sur votre machine. Vous n'avez donc aucun contrôle dessus et ils ne vous garantissent aucune des libertés fondamentales apportées par les logiciels libres : ils sont aussi mauvais que n'importe quel logiciel propriétaire.

S'auto-héberger permet d'utiliser ce genre de logiciels (comme un webmail) sur votre serveur; tout en gardant le contrôle sur ces logiciels, (encore faut-il qu'ils soient des logiciels libres).

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Neoinput

Présentation

Je viens de finir de programmer mon dernier projet : Neoinput. C'est un petit logiciel (ou plutôt un ensemble de 2 logiciels : 1 client et 1 serveur) qui permet d'utiliser les entrées du Neo FreeRunner (écran tactile et boutons pour l'instant) et de les envoyer à un ordinateur hôte et ainsi d'utiliser son Neo FreeRunner comme un périphérique d'entrée !

Dans la foulée, j'ai réalisé une vidéo de démonstration de s'truc là :

Technique

Côté technique, le tout est codé en C. Sur la version de développement, on arrive à 1170 lignes de code, sur 13 fichiers. Je n'ai utilisé que des librairies standard Unix.

Pour l'instant, le tout ne passe uniquement que par des interfaces en ligne de commande et je me demande si je devrais intégrer une interface en GTK+. En attendant, je vais (peut-être) me pencher sur divers points à améliorer, comme la gestion du clic par tapotement (comme sur un touchpad) et des accéléromètres. Bref, je suis encore loin d'avoir entièrement fini, mais la base est là.

Tous les retours, positifs ou non, sont évidemment les bienvenus !

Liens

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Enfin un lecteur audio HTML5 natif sur Jamendo !

jamendo_logo.png

Jamendo est l'une des plate-formes de référence en matière de musique libre. En effet, 41217 albums de musique libre/permissive (sous licence Creative Commons) sont disponibles en téléchargement gratuit et légal sur la plate-forme.

Il y a peu, l'écoute en ligne des morceaux de musique se faisait soit par un plug-in Flash, soit par le téléchargement d'un liste de lecture au format m3u contenant les adresses des fichiers .mp3 en ligne. Le problème, c'est que les spécifications du format Flash ne sont pas (entièrement) disponibles (et pour celle qui le sont, sous des licences assez peu permissives) et que les lecteurs Flash libres tels que Gnash ne sont clairement pas des alternatives fonctionnelles. La seconde option, qui correspond au téléchargement d'une liste de lecture avec les adresses de fichiers mp3, n'est pas vraiment conviviale puisqu'elle demande l'utilisation d'un logiciel externe et le support du format mp3 (breveté dans les pays où le brevet logiciel est applicable).

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Ettercap : Problème avec le Passive DNS support / Ettercap: Problem with Passive DNS support

Version Française

Note : cet article est majoritairement une traduction du rapport de bug que j'ai fait sur http://bugzilla.redhat.com/show_bug...

Actuellement, le Passive DNS Support n'est pas activé sur la version Fedora d'ettercap, à cause d'un problème (non spécifique à Fedora) sur le script configure (et sur le fichier acinclude.m4, qui est utilisé pour générer le script configure) : il vérifie la fonction dn_expand (incluse dans resolv.h, qui fait partie de la libc), mais dans le fichier resolv.h, elle est nommée __dn_expand et il y a un "#define dn_expand __dn_expand", donc elle est utilisée sous le nom dn_expand dans le code source d'Ettercap mais dans la librairie resolv, elle est appelée __dn_expand.

Le problème est que la moyen par lequel le script configure (généré par autoconf) vérifie si la fonction dn_expand est présente dans la librairie resolv (en faisant un fausse définition de la fonction dn_expand, en l'appelant dans le main() et enfin en compilant avec le flag -lresolv pour voir s'il y a une erreur), donne une erreur à configure et donc ne le fait pas considérer la librairie resolv comme appropriée pour la fonction db_expand, alors que c'est bien la librairie appropriée.

Ma solution est de dire à configure de vérifier la fonction dn_expand et si il y a une erreur (c'est le cas la plupart du temps), de vérifier la fonction __dn_expand.

J'ai fait un patch pour le fichier acinclude.m4 et un pour le script configure. Chacun de ces patch sont disponibles sur : http://download.paulk.fr/ettercap/.

Si vous n'appliquez que le patch du fichier acinclude.m4, n'oubliez pas de lancer autoconf avant de lancer configure.

Le Passive DNS support est nécessaire pour faire marcher le plugin dns_spoof.

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